mardi 21 novembre 2017

Heartless - Marissa Meyer


Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Coeur avant Alice aux pays des merveilles ?

La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union.
Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Badin, le bouffon du Roi.
Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

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Ce que j'ai pu être enthousiaste à l'idée de me plonger dans Heartless. Sa saga précédente, Les Chroniques Lunaires avait été un véritable coup de coeur, malgré le fait que je n'ai pas eu l'occasion d'aller jusqu'au bout. 
Je ne suis pas particulièrement fan de Alice au Pays des Merveilles, mais l'idée de replonger dans la narration de Marissa Meyer m'enchantait.

Le problème de ce livre, c'est qu'on connaît la fin. On sait ce que l'héroïne va devenir, la question est plutôt de savoir pourquoi. Meyer a pris beaucoup de libertés avec l'histoire et, n'ayant pas lu l'original, je ne sais pas non plus à quel point elle s'est appropriée l'univers. Ce qui ressort de ma lecture est un sentiment mitigé. J'ai adoré l'histoire, j'étais captivée, impossible de lâcher le livre, et pourtant il y a un arrière-goût d'arnaque dans tout ça. Catherine est trop bien, trop parfaite pour pouvoir devenir la Reine de Coeur. Il manque trop de violence dans ce monde un peu farfelu. Alors, est-ce que c'est voulu ? est-ce qu'on est dans un conte de fée, même si celui-ci ne fini pas bien ? Je ne sais pas.

Meyer est une magicienne des mots, son style est parfait et précis, mais son histoire est trop douce, elle fait un peu trop rêver pour être celle de la Reine de Coeur. Plus je prends de recul sur cette lecture, plus j'ai l'impression d'avoir été ensorcelée par l'auteur et que la magie retombe. Résultat ? je ne sais pas quoi en penser. Ce n'est dans tous les cas pas un coup de coeur, mais ça a été une lecture très agréable, qui me donne très envie de découvrir l'original.

dimanche 19 novembre 2017

La Mort du Temps - Aurélie Wellenstein [+ rencontre avec l'auteure]

On est tous d'accord que côté activité, par ici, c'est le néant. Je lis énormément, mais je ne prends pas le temps de me poser derrière mon ordinateur et d'écrire quelque chose de convenable. Je dirais bien comme excuse "c'est parce que je ne lis que de la jeunesse", mais en fait, je ne poste pas plus sur mon autre compte, Le Petit Dragon qui Lit. L'excuse est bidon.

Je vais donc réfléchir à supprimer l'autre compte, n'en faire qu'un seul, puisque je n'arrive pas à caler beaucoup de lectures "plaisir" au milieu des lectures "boulot". Donc c'est parti, je vais me mettre un coup de pied aux fesses et revenir vous parler plus en profondeur de mes lectures (et pas que en quelques mots sur instagram comme je le fais aussi). Et aux bonnes résolutions s'accompagne un article un peu particulier sur une belle rencontre que j'ai faite.



Un éclair aveuglant, suivi d'une terrible onde de choc...En l'espace de quelques minutes, un séisme temporel ravage la Terre, et la vie de Callista bascule. Le monde qu'elle connaissait n'est plus. Les différentes époques se sont mélangées, les corps des survivants ont fusionné les uns avec les autres ou avec leur environnement. Indemne, Callista avance au hasard, à la recherche d'un refuge dans ce chaos. Talonnée par le "Flash", réplique mortelle du tremblement de terre, elle rencontre d'étranges créatures, amies ou ennemies, issues de siècles différents. Pour la jeune fille, une lutte terrifiante s'engage au rythme des pulsations du Flash. Si elle s'arrête ou ralentit, elle sera anéantie...

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Foire du Livre de Brive 2017,
J'ai enfin eu l'occasion de rencontrer Aurélie Wellenstein. Vous le savez sûrement, je suis fan de ses romans. Je l'ai découverte avec Le Roi des Fauves, puis Les Loups Chantants. Cette femme m'émerveille par la profondeur de ses écrits, qui sont pourtant littérairement parlant très simples. La plume est fluide, à destination d'un public adolescent, mais les thèmes abordés sont violents.
La Mort du Temps est le récit d'une fuite, d'un contre-la-montre qui se joue contre le Temps lui-même, car celui-ci a perdu les pédales. Callista se réveille dans un Paris où se retrouvent différentes époques, où elles s'entassent et s'emmêlent sans aucune organisation logique.
Elle va faire la rencontre de Rolland, de Jeanne et de Gascogne, qui vont l'accompagner dans une aventure un peu spéciale.

En dehors du côté post-apocalyptique assez sympa, ce que j'aime par-dessus tout c'est son traitement du comportement humain. Avec Aurélie Wellenstein, il n'y a pas de monde tout rose. Ses héros sont torturés, ils ont tous une part de démon, soit physique, soit psychique.
Encore une fois elle accompagne son histoire de créatures hybrides, d' "hommes-animaux". Dans chacun des trois livres que j'ai lu d'elle, le monstre y a une place centrale. La question est : qui est le monstre ? Celui qui est difforme, ou celui qui se comporte mal ? Qu'est-ce que le mal, quand il s'agit de survie ?

Et au milieu de cette fuite et de cette monstruosité, c'est une histoire sur le deuil, la peur de la solitude, la tolérance et surtout la conscience. Comment vivre avec soi-même quand on fait des choix irréversibles.
Heureusement, au milieu de tout ce drama (qui est en partie suggéré), il y a les personnages secondaires, qui ajoutent une dimension amusante, amicale, voir familiale au récit. On n'est pas submergés par des émotions trop violentes.

Encore une fois, s'il n'y avait qu'un défaut à relever, c'est le style d'écriture. Il mériterait d'être complexifié et à destination des adultes, car je ne suis pas sûre que les thèmes touchent beaucoup d'adolescents. Mon expérience de libraire m'a prouvé qu'il est très dur de conseiller ses livres, car ils sont entre deux publics. Je rêve du jour où Aurélie Wellenstein écrira pour les adultes, avec un style adapté. Et là, ses livres seront des chefs d'oeuvre.


Pour ce qui est de ma rencontre avec elle, c'était un moment très particulier. Déjà, elle s'attendait à ma venue, elle était prévenue qu'une de ses grandes admiratrices allait venir la voir. Du coup, j'étais assez gênée quand je me suis retrouvée face à elle, et je ne suis pas sûre d'avoir réussi à exprimer à quel point ses livres me touchaient et à quel point ses thématiques m'inspiraient. Elle a une imagination proche de la mienne et tout ce qu'elle fait m'inspire ou m'a déjà inspiré par le passé. S'il y a bien une auteure que je suis de près, c'est elle, et j'ai tellement hâte de découvrir son prochain roman, à paraître en 2018 !

jeudi 12 octobre 2017

Récap' lecture d'été / prix Elbakin & autres.

Hello tous !
L'été fut mouvementé, mais pas du côté du blog que j'ai un peu laissé à l'abandon. La raison ? une petite panne de lecture, et quand j'arrivais enfin à ouvrir un bouquin, c'était de la jeunesse, rien de bien intéressant par ici, donc.

Depuis le dernier post, à savoir Shikanoko, j'ai lu pas mal de belles choses et je vais vous en parler brièvement ici, jeunesse ou non (quitte à ne faire qu'un post, autant le faire bien !)



Lady Helen le club des mauvais jours,
Première lecture effectuée pour le Prix Elbakin.net, dont j'ai été jury par intérim cette année. On est au coeur d'une histoire qui aurait pu être écrite à la fois par Jane Austen et par Bram Stocker. En plein monde fantastique, j'ai aussi beaucoup pensé à Penny Dreadful pendant ma lecture. J'ai adoré le côté léger et romantique Austenien, le tout dans un univers frôlant le steampunk. Pourtant, malgré le fait que j'ai adoré la lecture, je ne suis pas particulièrement tentée de lire la suite.



Le Lien du Faucon
Petit bijou français, déniché lui aussi pour le Prix, qui nous emmène dans l'univers des fauconniers, par le biais de trois personnages qui vont se croiser et dont les destins sont liés. L'histoire est très originale, très bien traitée, et malgré quelques passages prévisibles et des dialogues peu naturels, ça a été une très belle surprise et un super moment de lecture.




Les Sorcières du Clan du Nord
Le petit dernier du Prix dont j'ai envie de vous parler ! Après, promis, j'arrête. Deux filles, nées à la même seconde de la même heure, du même jour, de la même année sont échangées à la naissance. L'une est une sorcière, l'autre non. Autour de leur naissance existe une prophétie. Résumé un peu expéditif et cliché, tout autant que les sorcières qui sont moches, habillées de noir, sales et qui vivent loin de la technologie et de la société. On nage dans le cliché, mais le style fluide et les deux héroïnes attachantes rendent quand même cette histoire très agréable à lire. Ce n'est pas une pépite, mais c'est une bonne histoires pour celles qui aiment les sorcières d'Halloween.


Chroniques Martiennes
Ah, on passe aux choses sérieuses. Seule lecture SFFF pour adultes de mon été, quel bonheur de retrouver des vaisseaux spatiaux, un style pour adultes et de la réflection profonde ! J'ai trouvé ce livre lent, du fait d'être un enchaînement de nouvelles. J'ai eu du mal à me repérer dans le temps, je n'ai pas compris l'architecture du texte, mais dans le fond ce livre m'a fait du bien, car je partage totalement l'avis de l'auteur sur l'Humanité, son avenir, la colonisation, et l'exploration spatiale. De plus, j'ai trouvé le récit des premières expéditions absolument génial. Et ma nouvelle préférée est de loin Usher II, qui était totalement à part dans ce récit.


Les Royaumes du Nord & La Tour des Anges
Relecture du premier volume après probablement pas loin de 15 ans, je me suis rendue compte que je me souvenais très bien des grandes lignes de l'histoire. Du coup, même si j'ai apprécié l'univers, je n'ai pas eu de surprises pour le premier tome. Par contre, sa suite était totalement inédite pour moi, et.... je n'ai pas été emballée. Voilà. C'est dit. Cette série dont tout le monde me parle, ce coup de coeur intergalactique, ne m'a pas transportée. Je suis restée de marbre face à l'histoire, et même si l'univers est magique, magnifique et que le cadre a tout pour me plaire, la magie n'a pas opéré. Du coup, j'ai le tome 3 sur la main, mais je ne pense même pas le lire tant ça a été fastidieux avec le 2e, qui pourtant était assez court.

Voilà pour l'imaginaire. Il y a eu d'autres lectures, mais qui sont à des années lumières du thème du forum, donc que je ne vais pas prendre la peine de mentionner.

Il y a aussi eu la création d'un compte Instagram, où je compte parler en bref de toutes mes lectures, que ce soit des romans de SFFF, de la jeunesse, des BDs, n'importe quoi que je peux lire. Pour les intéressés, je vous le donne en mile.... mon pseudo c'est @ledragonquilit :D 

Sur ce, bonne journée à vous, et j'espère revenir rapidement avec de belles lectures !

jeudi 3 août 2017

Shikanoko, la Princesse de l'Automne - Lian Hearn


Le masque de Shikanoko est brisé. Il retourne chez le sorcier de la montagne. Malgré les catastrophes et la bataille pour le trône du lotus, il espère retrouver Akihime, la princesse de l'automne, et l'enfant empereur.

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A peine le premier tome terminé, je me suis jetée sur la suite. Pourtant je n'avais pas eu beaucoup de mal à lâcher le livre jusqu'ici, je ne l'ai pas trouvé addictif du tout, mais quelque chose dans l'ambiance m'empêchait de passer à un autre livre (pourtant j'ai des lectures bien plus urgentes !).

Dans ce deuxième tome, l'histoire se densifie, les personnages prennent du caractère et les mystères s'accumulent. On commence à comprendre la complexité de l'intrigue, alors qu'elle est pourtant amenée et décrite avec simplicité. On n'est plus dans la mise en place mais dans le coeur de l'action.

Même si ce livre est étiqueté "jeunesse", je continue à trouver qu'il n'en est pas vraiment. Le style permet d'aborder avec détachement des sujets qui ne le sont pas vraiment, mais ce n'est pas pour autant abordable pour tous les adolescents. 
D'un autre côté, j'ai lu de nombreux livres où un style trop simple m'empêchait de me projeter et d'être empathique envers les personnages, mais ici, et c'est là tout le talent de l'auteur, ce n'est pas le cas. Sa plume va à l'essentiel, sans être légère pour autant. Elle est comme inexistante, sans style, sans saveur, sans humour. On ne sent pas du tout la marque de l'auteur, ou celle d'un narrateur. On n'a que le nécessaire à l'histoire. Je ne sais pas par quel moyen elle y parvient, mais ça ajoute une qualité indéniable à cette oeuvre.

J'attends vivement la suite pour me faire un avis général sur cette série, mais pour l'instant elle ne fait que grandir dans mon estime.

lundi 24 juillet 2017

Shikanono, l'Enfant du Cerf - Lian Hearn


Laissé pour mort dans la montagne, le jeune Shikanoko trouve refuge chez un sorcier qui lui fabrique un masque aux immenses pouvoirs magiques. Il devient "l'Enfant du Cerf". Il parlera aux fantômes et aux esprits protecteurs, il apprendra des hommes et des femmes les plus puissants, il connaîtra le raffinement, l'amour et les sentiments les plus purs, mais aussi la bestialité, la cruauté et les machinations politiques...

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Petite merveille que ce livre. Premier tome de la nouvelle saga préquel du Clan des Otori, L'Enfant du Cerf nous entraîne au coeur du Japon médiéval. Style léger, plume agréable à lire, descriptions faisant rêver, Lian Hearn nous entraîne avec une main de maître dans une aventure pleine de complots et rebondissements.

C'est avec plaisir que j'ai retrouvé un univers presque familier. Non pas celui du Clan des Otori, que je n'ai jamais lu, mais cette fantasy nippone qui a une ambiance vraiment particulière. J'avais adoré La Trilogie de l'Empire de Raymond E. Feist et Janny Wurts et j'ai eu le sentiment de retourner dans le même monde.
Bien sûr, il n'en est rien, mais quand on n'est peu adepte de la culture japonaise comme moi, ça prête à comparaison.

On suit donc l'histoire de Shika au milieu de conflits politiques, meurtres et retournements de situation. Si la plume est vraiment agréable, ce livre n'en reste pas un tome d'introduction, et il a eu du mal à me captiver vraiment. Il manque quelque chose à l'histoire : un souffle de vie, un attachement réel aux personnages. Je l'ai survolé sans vraiment entrer dans l'univers.
Un premier tome très prometteur, mais loin d'être un coup de coeur.

Par contre, j'ai totalement flashé sur la magnifique édition, que ce soit celle du tome 1 seul, ou le rendu qu'auront les quatre tomes une fois la collection complétée !! Je trouve que là dessus l'éditeur, Gallimard, a fait des merveilles en conservant la couverture d'origine. Ca en fait un des plus beaux romans jeunesse de ma bibliothèque.

dimanche 23 juillet 2017

La Peur du Sage - Patrick Rothfuss


Une deuxième journée commence, Kvothe reprend son récit. La suite de ses études à l'Université, sa recherche d'informations au sujet des Chandrians qui ont massacré les siens, son amitié avec la douce Auri, ses querelles avec un petit noble suffisant, jusqu'au drame qui le force à quitter son univers et le jette sur les routes. Découvrez les premiers pas de Kvothe sur la voie qui mène à l'héroïsme et à la déchéance. Découvrez la vérité qui a créé la légende.

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Ce livre, ce n'est pas une histoire avec un début, une quête, et une fin. C'est une succession de moments, un enchaînement de bouts de vie, de petites quêtes personnelles et intérieures.
C'est, finalement, le récit d'une vie dans tout son réalisme : le héros nait, meurt, et entre deux il vit sa vie dans sa continuité et dans l'ordre, en apprenant des choses, en faisant des erreurs.

Kvothe est humain. Un humain intelligent et doué, mais un humain, et le récit de sa vie est humain aussi. Il pourrait être chacun de nous. On ne nous vend pas une guerre qui se termine sur une grande bataille, mais si on a une bataille, on a aussi l'après, les blessures, les échos historiques des années après, la réputation du personnage et le poids des morts. L'histoire ne termine pas à la fin de la bataille, mais c'est là qu'elle commence : quand Kvothe est vieux, cassé et a perdu le goût à la vie. Et ce n'est pas un événement qui l'a rendu comme ça : c'est toute sa vie. Donc, forcément, quand il en parle, il reprend depuis le début...

Ce deuxième volume correspond à une nouvelle partie de sa vie. Je n'ai pas tout trouvé intéressant, mais là encore, est-ce qu'on peut dire que toute notre vie a été intéressante et digne de récits ? C'est cet aspect que j'aime particulièrement dans cette saga. On touche le réalisme (alors que finalement rien n'est réaliste là dedans), parce que le récit est lent, long, et qu'il s'y passe beaucoup de choses.

Sans hésitation, Les Chroniques du Tueur de Roi rejoint mon top 3 des séries de tous les temps, à savoir aux côtés de l'Assassin Royal de Robin Hobb (qui est même au niveau au dessus dans l'apprentissage et le récit de vie) et A Song of Ice and Fire de George R. R. Martin. Autant dire que Rothfuss, pour moi, côtoie les meilleurs.

mardi 23 mai 2017

Le Roi Arthur - La Légende d'Excalibur (2017)




Nouvelle sortie cinématographique du célèbre réalisateur de Snatch, Arnaque Crime et Botanique ou encore les Sherlock Holmes avec Robert Downey JR., Le Roi Arthur est la nouvelle interprétation de la célèbre légende, façon blockbuster.

Rien qu'en voyant la bande annonce, on sait à quoi s'attendre : de l'action, de l'humour, et pas forcément un très grand respect de l'histoire d'origine. Peu importe, je suis allée au cinéma en acceptant ce point, me disant que ça allait être divertissant, et qu'on verrait bien. J'en suis sortie avec un avis grandement positif.

On commence par le moins bon ? le scénario. Il est très pauvre, fade, et franchement pas intéressant. Il faut dire qu'on sait tous comment ça termine. Il y a quelques trucs que je n'ai pas compris de par leur inutilité, mais on laisse passer. Ce qui m'a vraiment gêné, ce sont les changement inutiles qui ont trait à la légende. Par exemple *MINISPOILER* Mordred qui est beaucoup plus vieux de Arthur.... alors qu'il est censé être son fils. Pourquoi ne pas donner un autre nom au mage ? *FINDUSPOILER*

On ajoute à ça le fait que les personnages ne sont presque jamais nommés et qu'on ne sait pas qui est qui par rapport à la légende (je me suis spoilée d'ailleurs en cherchant le nom de l'actrice de Mage, qui visiblement n'est pas juste Mage.... mais qui a toujours été appelée comme telle), et voilà. On a fait le tour du moins bon. Pas grand chose quoi. Maintenant ce qui est bon : TOUT LE RESTE. Vraiment. 

Déjà, les décors ! L'esthétique du film est super travaillé, les paysages sont magnifiques. Il n'y a qu'à regarder la B.A. pour ça.
Ensuite, la musique. Pareil, cf la B.A.
Ensuite, la façon de filmer. Pareil.
Ensuite, l'humour. On a un film qui détend et qui fait rire.

On a donc un film à voir pour l'ambiance, l'esthétique, et pour se vider la tête. Il ne faut pas espérer la remplir avec quoi que ce soit (mis à part des images de la belle gueule de Charlie Hunnam). Donc même si l'avis final est mitigé, il penche vraiment du bon côté.

Si vous êtes amateurs de blockbusters, allez le voir. Si vous êtes pointilleux sur la légende, fuyez, pauvres fous !